Toit-terrasse

Vendredi 22 Mai

CHLOÉ b2b IVAN SMAGGHE

France

CHLOÉ

Depuis ses années au Pulp, un lieu mythique et underground, véritable havre d’inclusivité bien avant que ce terme ne fasse partie du vocabulaire musical actuel, CHLOÉ a contribué à définir le pouvoir transformateur d’un club et la puissance émotionnelle d’un set de DJ. Éloignée de la surcommercialisation de la musique électronique, elle défend une approche musicale électronique versatile et hors des sentiers battus qui inspire aussi bien les fans que les artistes.

Ces dernières années, elle s’est produite dans des festivals majeurs (Mutek, Burning Man, Sonar, DGTL, Nuits Sonores) tout en étant résidente au Rex Club. Ses sets offrent une expérience unique, souvent joués en format « all night long », ce qui lui permet de guider le public à travers des voyages inattendus. Elle parvient à créer des liens uniques entre diverses esthétiques musicales, sensations physiques et mentales. Une façon oblique d’aborder le DJ set, sans laisser le public de côté, qui a forgé sa réputation auprès des danseurs du monde entier.

La production de morceaux devenus iconiques lui a permis d’affirmer encore davantage son approche. The Dawn (sur l’album Endless Revisions, le disque préféré de Nemone sur BBC6) parvient à développer une longue mélodie entre techno minimale et new wave, teintée de l’héritage de Steve Reich. Le plus frontal Mars 500 (Permanent Vacation) avec ses accents early house baignés de psychédélisme, ou encore Night Rider (DGTL), une vague minimaliste émotionnelle jouée avec une fièvre techno, sont d’autres titres irrésistibles que le public a pu savourer sur disque avant d’apprécier leur puissance sur la piste de danse.

Elle s’illustre également dans son travail de remix pour des artistes variés comme
Metronomy, Étienne Daho, Malik Djoudi, Ezechiel Pailhès, Feu Chatterton et Mirwais, auxquels elle a offert des relectures inventives, à la fois baignées de son approche de productrice et de ses compétences de DJ.

À la tête de son propre label, Lumière Noire Records, capable de se produire aussi bien en club qu’en festival, dans des musées ou des salles dédiées à la musique contemporaine, CHLOÉ est une artiste clé de la scène actuelle, où chaque morceau qu’elle joue nous élève un peu plus loin de la réalité et des schémas préfabriqués.

L’approche transversale de CHLOÉ au deejaying a toujours été une part intégrante de son parcours créatif, nourrissant son travail de productrice (et vice versa).

 

IVAN SMAGGHE

Ivan Smagghe fait partie de cette élite de DJs que les journalistes qualifient, parfois un peu facilement, de « DJ’s DJ ». Il possède cette capacité rare de jouer la musique comme un médium brut, reliant entre eux des morceaux obscurs et pointus, sans jamais perdre de vue les corps baignés de stroboscopes sur le dancefloor — injectant au passage quelque chose de profondément personnel dans chacun de ses sets.

Ses productions, à la fois inclassables et définissant leur propre genre, au sein de Black Strobe, It’s A Fine Line, Smagghe & Cross et désormais Ivan & Johnny, lui ont valu l’estime et le soutien d’artistes tels que Craig Richards, Vladimir Ivkovic, Paranoid London, Andrew Weatherall, entre autres — tous compagnons de route dans ce combat visant à prouver que la musique électronique est bien plus qu’une simple bande-son unidimensionnelle pour une nuit d’excès, et bien plus qu’un simple compte Instagram.

En janvier 2020, Smagghe & Cross ont sorti leur deuxième album, « 1819 », sur le label Offen Music, et travaillent actuellement sur un nouvel LP prévu pour fin 2025. Ivan & Johnny est son projet avec Quinn, membre de Paranoid London, destiné aux recoins les plus extrêmes du dancefloor.

Après avoir co-dirigé le légendaire label et les soirées françaises « Kill The DJ », Ivan a pris la tête de son propre label, Les Disques De La Mort — un espace dédié à un goût musical singulier, accueillant sorties et remixes d’artistes confirmés comme Manfredas, Cosmo Vitelli, Marco Passarani, I-Cube, Red Axes, Roman Flügel, ainsi que de nouveaux talents comme Elles, Sworn Virgins ou Zillas on Acid. LDDLM demeure fidèle à un « style sans style » immédiatement reconnaissable, revendiquant un refus catégorique de toute étiquette.

La pandémie de Covid a profondément modifié sa manière de produire et diffuser la musique. Alors qu’il réfléchissait à relancer certaines activités du label, Ivan a lancé « Amor Fati » avec Niv Arzi de Red Axes : un blog à contre-courant proposant gratuitement des edits à qui le souhaite. Leur collaboration pourrait également se concrétiser via « Customs & Faces », une nouvelle plateforme, ainsi qu’un maxi Axes x Smagghe.

« Dresden », le duo/soirée qu’Ivan partage avec la légende lituanienne Manfredas, incarne pleinement son éthique artistique. D’abord implanté à Londres et Vilnius, le projet est désormais en tournée internationale. Le public peut y découvrir leurs sets all night long (et leurs enregistrements), leurs collaborations textiles avec Magic Castles, et bientôt une musique club « pas si fonctionnelle ».

Ivan a également animé une émission sur NTS Radio, la radio londonienne culte. Son programme, co-animé avec Nathan Gregory Wilkins, ravit depuis plus de dix ans les amateurs de musiques étranges et exigeantes.

On peut retrouver Ivan chaque week-end dans des clubs et festivals tels que Lux Frágil à Lisbonne, Nitsa à Barcelone, Rex Club à Paris, Corsica Studios à Londres, DC-10 à Ibiza, ou encore lors de festivals comme Nuits Sonores, Love International, Waking Life et Houghton Festival, parmi de nombreux autres hauts lieux de la nuit à travers le monde.